Ernest Biéler, artiste-peintre
Les vitraux du temple de Saint-Martin à Vevey, un parcours biblique en lumière et couleur :

Psaume 92:2-4 (Segond 1910)
« Je te célébrerai sur le luth à dix cordes »
2 Il est bon de louer l’Éternel,
De célébrer ton nom, ô Très-Haut !
3 D’annoncer le matin ta bonté,
Et ta fidélité pendant les nuits,
4 Sur l’instrument à dix cordes et sur le luth,
Aux sons de la harpe.
Contexte biblique :
Le Psaume 92 est un chant pour le jour du sabbat. C’est un psaume de louange qui célèbre la fidélité de Dieu et la joie que procure sa présence. Il commence par une exhortation à louer Dieu avec des instruments de musique, y compris le luth à dix cordes. L’idée ici est que la musique, tout comme la parole, est un moyen d’exprimer la reconnaissance envers Dieu.
L’instrument à dix cordes évoque une louange riche et harmonieuse, probablement avec un psaltérion ou un luth utilisé dans la liturgie du Temple.
Psaume 1:1-3 (Segond 1910) « Il est comme un arbre planté près d’un courant d’eau »
1 Heureux l’homme
Qui ne marche pas selon le conseil des méchants,
Qui ne s’arrête pas sur la voie des pécheurs,
Et qui ne s’assied pas en compagnie des moqueurs,
2 Mais qui trouve son plaisir dans la loi de l’Éternel,
Et qui la médite jour et nuit !
3 Il est comme un arbre planté près d’un courant d’eau,
Qui donne son fruit en sa saison,
Et dont le feuillage ne se flétrit point :
Tout ce qu’il fait lui réussit.
Contexte biblique :
Ce psaume trace un contraste fort entre le juste, enraciné dans la loi de Dieu, et le méchant, comparé à la paille emportée par le vent. L’image de l’arbre près d’un cours d’eau évoque la stabilité, la fécondité et la prospérité spirituelle. L’arbre ne dépend pas des circonstances extérieures : il puise constamment sa vie dans l’eau — symboliquement, la Parole de Dieu.

Psaume 119 « Je suis errant comme une brebis perdue »
Je suis errant comme une brebis perdue ; cherche ton serviteur,
Car je n’oublie point tes commandements.
Contexte biblique : Le Psaume 119 est le plus long psaume de la Bible, un véritable poème alphabétique (acrostiche hébraïque) entièrement centré sur la Parole de Dieu, ses lois, ses préceptes, ses commandements.
Ce dernier verset introduit une note d’humilité et de dépendance : malgré tout son attachement à la loi de Dieu, le psalmiste reconnaît sa fragilité et son besoin d’être recherché par Dieu, comme un berger cherche sa brebis perdue.
C’est aussi un verset qui préfigure l’image du bon berger que Jésus développera dans le Nouveau Testament, notamment en Luc 15:4-7 (la parabole de la brebis perdue) et en Jean 10.
Psaume 42 « Comme un cerf brame après le courant des eaux »
Comme un cerf brame après des courants d’eau,
Ainsi mon âme soupire après toi, ô Dieu !
Contexte biblique :
Ce psaume exprime une soif spirituelle intense, une détresse intérieure face à l’absence perçue de Dieu. Il a été écrit « pour le chef de chœur », par les fils de Koré, une famille de musiciens du Temple.
Le cerf est ici une image de désir vital : dans une région aride comme Israël, l’animal brame lorsqu’il manque d’eau – c’est une question de survie. De la même manière, l’âme du psalmiste a besoin de Dieu pour vivre, pas seulement pour être réconfortée.
Ce psaume est souvent cité pour évoquer :
La prière en temps de détresse
Le désir de la présence de Dieu
La foi tenace malgré l’angoisse

